Écrasés par la crise, de plus en plus de Libanais n’entretiennent plus leur voiture

LOrientLeJour - 12/12
Les mécaniciens constatent que de plus en plus de conducteurs ont des difficultés à entretenir leur véhicule en raison du coût prohibitif des pièces de rechange, ce qui les met, ainsi que les...

Sous une pluie torrentielle, à la tombée de la nuit, une voiture glisse sur la chaussée et finit par percuter un autre véhicule. Ailleurs, une voiture tombe subitement en panne au milieu de la voie, le carambolage est inévitable.

Certes, à travers le Liban, le code de la route, le b.a.-ba de la sécurité routière, est globalement peu respecté. Mais à cet état de fait s’ajoute désormais un autre problème : dans le contexte de crise aiguë qui plombe le pays depuis plus de deux ans, l’entretien des voitures laisse de plus en plus à désirer.

« La crise économique est un facteur aggravant de l’insécurité routière, car nombre de personnes ne parviennent plus à entretenir leur voiture. Ils n’ont plus les moyens de changer les pneus, de réparer les phares, les essuie-glaces, les freins, les amortisseurs… Par temps de pluie, le risque d’accidents augmente », explique Ziad Akl, fondateur de la YASA, une ONG spécialisée dans la sécurité routière.

Entre 2020 et 2021, indique une source sécuritaire interrogée par L’Orient-Le Jour, le taux de mortalité sur la route a augmenté de plus de 8 %. Les cas d’accidents non mortels n’ont, eux, pas connu d’augmentation spectaculaire. Si cette source ne dispose pas d’é...
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