Ce n'est plus une aventure, ni même une épopée, c'est juste un moment magique, que Loïs Boisson est en train de vivre pour son premier Roland-Garros. Elle, la 361e mondiale, aux rêves brisés comme son ligament croisé d'un genou il y a un an, juste avant Roland-Garros, s'est hissée en demi-finales pour son premier Grand Chelem. Au terme d'un match au premier set d'une intensité folle, au deuxième d'une tension monumentale, la Française a dominé la 6e mondiale, Mirra Andreeva (7-6 [6], 6-3) et fonce sur Coco Gauff jeudi, en se disant que plus rien, désormais, n'est impossible.
Entré dans le tournoi tout de guingois et dans ses petits souliers, le tennis féminin français a trouvé son héroïne, sa muse, sa combattante ultime. Depuis Marion Bartoli en 2011, on n'avait plus vu une Française dans le dernier carré des Internationaux de France. À 22 ans, Loïs Boisson sera la cinquième et devient même la plus jeune Française en demi-finales d'un Grand Chelem depuis Amélie Mauresmo, à Wimbledon en 1999 !
Cette jeune femme est une guerrière, une compétitrice née pour ces moments épiques, ces batailles dantesques. Ce mercredi, dans un Philippe-Chatrier cloîtré, fermé des ...
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