C'est l'histoire d'un paradoxe. Rares sont celles, en 2024, à avoir soutenu la comparaison avec Coco Gauff. Meilleur taux de points derrière sa première balle de service. Meilleur pourcentage au retour (avec Iga Swiatek). Elle s'adjuge le Masters pour la première fois et possède, de l'aveu de beaucoup, les meilleures qualités athlétiques et défensives du tennis féminin. Pourtant, cela reste insuffisant pour devenir la meilleure joueuse du monde. En partie à cause d'Aryna Sabalenka, la boss du circuit, et d'une défaillance que l'Américaine traîne comme un boulet : sa seconde balle.
L'an passé, parmi les prétendantes aux plus grands titres, aucune femme n'a remporté aussi peu de points avec son deuxième engagement que Coco Gauff (44,9 %). C'est même le ratio le plus faible dans la carrière de l'Américaine. Les bras ballants et les moues d'agacement qui émaillent ses matches ne le prouvent que trop bien. Elle sait que quelque chose cloche, elle y travaille, mais ne parvient pas à résoudre le problème. « J'ai pris l'habitude d'essayer d'améliorer mon service. C'est comme ça. C'est juste un processus en dents de scie », avouait, à demi-mot, la joueuse de 21 ans en mars.