Françoise Gaill est biologiste et océanographe. Elle a passé une vie entière à essayer de comprendre ce qui se joue au fond des eaux. Aujourd’hui, plus que jamais, elle se bat pour faire entendre la voix de la science. Et donner aux décideurs les moyens d’agir pour sauver l’océan.
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Sa première campagne océanographique ne date pas d'hier, mais du tournant des années 1970... de l'époque où la France se lançait dans la recherche sur les environnements profonds... de l'époque de la découverte des sources hydrothermales. Et c'est au début des années 1980 qu'elle participe à sa première plongée, invitée par les États-Unis à l'une des toutes premières missions d'exploration dans le Pacifique. Une descente vertigineuse à plus de 2 500 mètres.
« Je menais des expériences au fond pour essayer de comprendre à quelle vitessevitesse ces cheminéescheminées se forment. Pour comprendre aussi comment le vivant s'y développe. Puis un jour, nous avons eu vent d'un programme développé par une agence américaine. L'idée : mettre deux sous-marins russes à disposition de touristes pour leur permettre de visiter des sources hydrothermales. »
À l'évocation de ce souvenir, Françoise Gaill ne trouve toujours pas les mots. « Pour moi, ça a été un coup de tonnerre. Je n'arrivais pas à y croire. Alors que nous commencions seulement à découvrir les grands fonds, quelques-uns étaient prêts à tout risquer&n...
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