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Le panache d’un poète «épormyable»
Olivier Kemeid - Le Devoir -
31/05
Claude Gauvreau a appelé de tous ses vœux et de tous ses mots un bien-être à la fois individuel et collectif.
Une fois par mois sous la plume d’écrivains du Québec, Le Devoir de littérature propose de revisiter à la lumière de l’actualité des œuvres du passé ancien et récent de la littérature québécoise. Découvertes ? Relectures ? Regard différent ? Au choix. Une initiative de l’Académie des lettres du Québec, en collaboration avec «Le Devoir».
20 mai 1947. Dans la salle du Congress Hall rattachée à l’église irlandaise St. Patrick, sur le boulevard qu’on n’appelait pas encore René-Lévesque, un public clairsemé assiste, médusé, à une aventure hors du commun, mais il ne le sait pas encore — le sait-on vraiment lorsque l’Histoire traverse nos murs comme bourrasque folle ? Trop souvent elle ne fait que siffler au-dessus de nos têtes, sans que nous nous en rendions compte. Et ce soir-là du 20 mai 1947, seule une poignée de l’assistance est consciente que les portes d’un nouveau monde viennent de s’ouvrir grâce aux coups de bélier. Ou plutôt aux coups de panache d’un orignal « épormyable » du nom de Claude Gauvreau.
Le jeune poète a 22 ans, il est totalement inconnu du grand public, mais un groupe le soutient depuis quelques années déjà, une bande de jeunes artistes parmi lesquels une majorité de peintres, une écrivaine, une chorégraphe déjà active et une autre en devenir, un photographe, un futur psychiatre, une ... [Courte citation de 8% de l'article original]
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