« La dernière fois qu'on s'était parlé, c'était pour annoncer votre forfait aux Mondiaux en décembre. Comment se sont passés les mois suivants ?Il y a eu beaucoup de choses. J'ai passé un sale hiver. J'avais eu quelques petites pertes de repères en fin d'année (suite à une chute, sans gravité, à l'entraînement), j'ai dû m'arrêter quelque temps, pour me reposer. J'ai vite repris l'entraînement physique mais le vélo que deux mois et demi après, début février, petit à petit. Ce n'était pas facile parce que ces pertes de repères sont un peu inexpliquées, ça me fait perdre en confiance. C'est un sport dangereux... Donc on s'inquiète forcément. J'ai fait énormément de tests médicaux, d'examens. Les médecins n'ont rien trouvé, donc tout va bien. C'était sûrement dû à la fatigue, à année plutôt riche l'année dernière. Mais j'ai repris le vélo, tout va bien, je me sens bien sur le vélo.
Vous avez retrouvé votre confiance, comme avant ?Oui et non, j'y pense encore. Quand je fais mes tricks, je n'ai aucun doute. Mais c'est sur des petites transitions, des petits trucs, que parfois, j'y pense. C'est très subtil, ça arrive en une fraction de seconde. Mais j'essaie de faire avec, de faire en sorte d'y penser de moins en moins. Le temps fait bien les choses. À force de rouler, je vois qu'il ne se passe rien, ça s'enlève un peu de ma tête. Mais c'est vrai que ce n'est pas facile, parce qu'on ne ...
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