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"Wawrinka à Wimbledon, c'est ma plus belle" : Le Top 5 de Gasquet en Grand Chelem
Eurosport -
28/05
Ce mercredi, Richard Gasquet défie Jannik Sinner au 2e tour pour l'un des plus grands challenges de sa carrière. Voici son Top 5 en carrière.
C'était en décembre dernier, au CNO. Avant d'aborder la dernière ligne droite de sa carrière, qui vient de prendre fin ce lundi à Roland-Garros, Richard Gasquet avait accepté de se prêter au petit jeu de ses victoires mémorables en Grand Chelem. "Ces tournois, c'est autre chose quand même", avait-il d'ailleurs reconnu au moment de faire son choix. Il en a retenu cinq. Les voici, agrémentés de ses souvenirs personnels.
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Roddick, match plié et puis…
Roland-Garros messieurs
Gasquet, dernière valse après deux décennies de maltraitance par les patrons
il y a 4 minutes
Wimbledon 2007Quart de finaleVictoire en cinq sets 4-6, 4-6, 7-6, 7-6, 8-6
Le contexte : Double finaliste à Wimbledon, menace potentielle de Roger Federer (avant de devenir une de ses victimes préférées), Andy Roddick est une référence sur gazon. Et même un peu plus que ça. Sa première balle – un "coup de fusil" selon Gasquet à l'époque – est une garantie autant qu'une arme de destruction massive. A 25 ans, l'Américain monte en puissance et n'envisage que la finale. Son début de match, d'ailleurs, va dans ce sens-là. Trop puissant, trop brutal, il mène rapidement deux sets à zéro, break dans la troisième manche. Le match est presque plié. Et puis…
Le souvenir de Gasquet : "Je ne sais pas trop ce qu'il se passe, comment ça bascule. Roddick, c'était vraiment un énorme joueur, il venait de gagner le Queens, c'était vraiment le meilleur serveur du monde. Deux sets à zéro, break Roddick pour mener 4-3, tu te dis "bon, ça va être difficile". Tu n'es pas loin de l'avion à ce moment-là. Mais là, il fait un mauvais jeu, un jeu bizarre donc je recolle à 4-4..
Je ne sais pas trop. C'est vrai que c'est incroyable. Roddick, c'était un énorme joueur, il avait gagné le Queen. S'il mène deux sets à zéro, 4-3 break. C'était un des plus grands serveurs du monde. Tu te dis, 'bon, ça va être compliqué'. Mais là, il fait un mauvais jeu. Je me souviens qu'il fait un jeu bizarre donc je recolle à 4-4. Je reprends espoir et, dans le tie-break, je joue hyper bien.
Je sens que je suis passé tellement proche de la défaite que je me dis : 'tiens, on ne sait jamais'. Ça peut revenir. Après, petit à petit, je remporte le troisième set, le quatrième… Et là, après, je sens que je suis plus fort que lui. Je le maîtrise. Du fond du court, il ne me fait plus mal. Mais le problème, c'est que je n'ai pas son service. Il faisait deux, trois aces par jeu, il tenait avec ça. Mais après, je me disais que si je tenais, si j'étais plus fort sur le cinquième set, que j'avais tout pour le faire, parce que je sentais que j'avais pris la maîtrise du match. Ça arrive. Il y a des fois où tu commences mal, ça ne va pas. Mais après, tu sens que tu es dans un état de relâchement alors que l'autre, en face, un peu moins. C'est mentalement que tu sens ces choses-là. Et là, c'était un match où je me sentais devant sur le cinqu... [Courte citation de 8% de l'article original]
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