Bac à sable Windows, un Windows jetable pour tester sans danger.
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Lorsqu’on télécharge un fichier d’origine incertaine ou qu’on reçoit une pièce jointe un peu douteuse, le réflexe de prudence est souvent freiné par l’absence d’un outil simple et sûr pour tester tout ça. Et parfois, même les meilleures suites de sécurité peuvent passer à côté d’un malware bien déguisé ou tout simplement inconnu. C’est là que Windows Sandbox (WSB), ou Bac à sable Windows en français, intervient.
Conçu pour permettre l’exécution sécurisée de contenu potentiellement risqué, ce petit bijou de Windows 10 et 11 Pro mérite qu’on s’y attarde. Car il ne demande ni machine virtuelle complexe, ni logiciel tiers, ni même configuration poussée : il est là, prêt à être activé, et il fait parfaitement le travail.
Tout commence par une condition simple : Windows Sandbox n’est pas disponible sur toutes les éditions du système d’exploitation. Il est réservé aux versions Pro, Enterprise et Éducation de Windows 10 (à partir de la version 1903) et de Windows 11, en 64 bits uniquement. Sur les machines équipées de Windows Home, la fonctionnalité est absente — et même si certains contournements techniques circulent, ils sont déconseillés pour des raisons de stabilité.
Une fois cette barrière franchie, l’activation est limpide : un passage rapide par le menu “Fonctionnalités de Windows” (accessible depuis la barre de recherche), une case à cocher, un redémarrage, et le tour est joué. L’outil se lance ensuite comme n’importe quelle application classique. En quelques secondes, on se retrouve face à un bureau Windows vierge, entièrement isolé de la machine hôte, où l’on peut copier et exécuter tout fichier ou programme.
Pour activer Windows Sandbox sur Windows 10 ou 11 :
Le grand atout de cet environnement, c’est qu’il est éphémère : à la fermeture de la fenêtre, tout est effacé. Absolument rien ne persiste, ni trace, ni cache, ni virus s’il y en avait un. C’est cette simplicité — cette radicale légèreté — qui fait toute la différence avec une machine virtuelle classique. Windows Sandbox utilise le même noyau que le système hôte, mais dans un conteneur indépendant, ce qui évite d’avoir à installer un OS séparé.
Et pour les plus pointus, il est même possible de créer des fichiers de configuration .wsb, qui permettent d’automatiser certains paramètres : ouverture d’un dossier précis, lancement d’un script, ou encore autorisation de la connexion réseau. Mais ce niveau de personnalisation reste une cerise sur le gâteau. L’essentiel est ailleurs : dans la possibilité d’ouvrir, tester, manipuler, et refermer sans conséquences.