Affaire Bastien Vivès : camouflet pour le parquet de Nanterre

Nicolas Bastuck - LePoint - 27/05
Le tribunal correctionnel de Nanterre, où le dessinateur était jugé ce 27 mai pour « fixation d’image ou représentation d’un mineur présentant un caractère pédopornographique », s’est déclaré « incompétent ».

Dès l'ouverture du procès du dessinateur de BD, ce mardi 27 mai, la défense de Bastien Vivès a remis en cause la compétence du tribunal correctionnel de Nanterre. Bastien Vivès était poursuivi pour « fixation d'image ou représentation d'un mineur présentant un caractère pédopornographique » dans deux de ses albums, Petit Paul (éd. Glénat) et La Décharge mentale (éd. Les Requis marteaux), parus en 2018.

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Il ne s'agissait pas, pour Me Richard Malka, de contester les qualités intellectuelles des membres de cette juridiction, mais sa capacité juridique à se saisir de cette affaire, dans le ressort territorial qui est le sien (Hauts-de-Seine). Me Malka a indiqué que son client avait « fixé, autrement dit dessiné », les œuvres incriminées à son domicile parisien, dans le 12e arrondissement où il « vit et travaille ». « Alors, je vous pose la question : que faisons-nous à Nanterre ? » a-t-il lancé à ses juges. Selon lui, c'est le tribunal judiciaire de Paris et sa célèbre 17e chambre, spécialisée dans les affaires de presse, qui aurait dû hériter de ce dossier que beaucoup de magistrats qualifient en privé de « ...
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