Le Festival de Cannes a rangé son tapis rouge samedi soir, après deux semaines de compétition marquées par le sacre du cinéaste iranien Jafar Panahi et un certain renouvellement de son palmarès.
Deux films ovnis primés, une jeune actrice française qui crève l'écran, le flop du cinéma américain mais aussi le énième prix des frères Dardenne: retour sur cette 78e édition, dont la cérémonie de clôture a attiré jusqu'à 2,3 millions de téléspectateurs devant la chaîne de télévision française France 2, soit moins que l'an passé (2,5 millions en moyenne).
- Appel à "la liberté" en Iran -
En décernant la Palme d'or à "Un simple accident", le jury a sacré une oeuvre qui, par sa seule existence, défie les règles draconiennes imposées par la République islamique d'Iran.
Le film a été tourné clandestinement par un dissident, ses principales actrices y apparaissent sans voile et il porte une dénonciation frontale des tortures infligées dans les prisons et de la corruption dans le pays.
Après "Les Graines du figuier sauvage" de Mohammad Rasoulof, prix spécial en 2024, le festival confirme sa vocation à défendre le cinéma iranien de combat face à la censure et à offrir une puissante chambre d'écho aux dissidents.
"Le plus important en ce moment, c'est notre pays et c'est la liberté de notre pays", a déclaré Panahi en recevant son prix devant le gratin du cinéma mondial.
Dimanche, la Palme a provoqué de...
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