Des films choc, des documentaires coup de poing, des interprétations renversantes, des grandes visions de cinéma, et beaucoup de messages politiques. Voici les oeuvres qui nous ont le plus marqué au cours de ce 78e Festival de Cannes.
Eddington d’Ari Aster (en compétition)
Ari Aster, le réalisateur d’Hérédité et de Midsommar, met son talent pour dépeindre des personnages prisonniers de boucles cauchemardesques au service d’un tableau de l’humeur politique des Etats-Unis des années 2020, en collant aux basques d’un shérif antivax joué par Joaquin Phoenix. Verdict (au cas où on l’ignorerait) : ça va très mal. Convoquant plusieurs registres – de la satire sociale au néo-western – Eddington organise leur collision pour créer un pandémonium à la fois très sombre, très drôle, très triste, une fable américaine dévorée par la noirceur et la panique.
Au cinéma le 16 juillet
Yes de Nadav Lapid (Quinzaine des cinéastes)
Présenté à la Quinzaine des cinéastes le nouveau long-métrage de l’israélien était attendu au tournant puisqu’il s’annonçait comme le cri du cœur d’un artiste en pleine crise existentielle dans un pays – Israël donc – déboussolé depuis les attentats du 7 octobre. Nadav Lapid (Synonymes, Le Genou d’Ahed...) signe un brûlot égotique et tourmenté. Yes raconte le parcours d’un musicien à la petite semaine habitué des animations pour des fêtes privées, engagé pour écrire un hymne de propagande à la gloire de Tsahal. La mise en scène opère des embardées, des ruptures, des montées de fièvre, ne laissant aucun répit à une (mauvaise) conscience ressentie physiquement par le héros et les spec...
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