L'empreinte est posée pour l'éternité. Dimanche, Roland-Garros et 15 000 âmes vibrantes massées dans les gradins du Philippe-Chatrier ont célébré le plus grand champion des Internationaux de France, Rafael Nadal. Au cours d'une cérémonie de quarante-cinq minutes, qui aurait dû en faire seulement un peu plus de trente mais qui fut étirée par les ovations et les cris d'amour, Nadal fut porté aux nues pour le plus beau clap de fin de sa carrière, laissant sur la terre, entre les instants de gloires et les souvenirs impérissables, l'empreinte de son pied, désormais ancrée, en bout de filet et pour toujours sur le central.
Ce fut un grand et beau moment. Déjà, à quelques minutes de la cérémonie, l'air était empli d'une douce frénésie. Pour se chauffer, le Philippe-Chatrier lançait quelques olas, des « Rafa, Rafa » tombaient en cascade, tandis que le Stayin'Alive des Bee Gees faisait bouger les corps et les âmes des spectateurs, qui avaient déjà revêtu, certains depuis des heures, le tee-shirt ocre ou blanc distribué à l'entrée du central, à chacun des détenteurs du précieux sésame en ce dimanche pas comme les autres.
C'était la fin, oui. Le sommeil du Roi. Mais tous savaient que le champion de Majorque, à Roland-Garros, demeurerait, ici, vivant pour l'éternité. Et quand Marc Maury a énoncé, en saccade rythmée, comme du...
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