Après 40 ans comme journaliste à L'Équipe, Erik Bielderman raconte « son » GP de Monaco

LEquipe - 25/05
Monaco reste un moment unique dans un calendrier de reporter auto. Plus encore, quand on a la chance de pouvoir vivre les coulisses de l'intérieur. Après 40 ans passés à L'Équipe, Erik Bielderman s'en va vers d'autres aventures et raconte « son » GP de Monaco.

Après 40 ans passés à L'Équipe, Erik Bielderman s'en va vers de nouvelles aventures. Reporter de la rubrique auto depuis presque dix ans après avoir couvert le football pour le journal, il raconte « son  » Monaco, avant le GP de dimanche (15 heures).

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« Ah la misère ! Après avoir quitté le football pour rejoindre avec bonheur la Formule 1, il y a presque dix ans, voilà qu'au journal on me demande d'aller couvrir le match entre pilotes et personnalités au Stade Louis-II. La Nazionale Piloti avec Carlos Sainz avant-centre, Pierre Gasly en meneur de jeu et quelques autres pilotes, chiens fous perdus sur un rectangle vert.

Et là comme le souffle d'une gifle. Retour au réel. Bloqué en tribune de presse sans aucun accès avant le coup d'envoi pour discuter avec Matt Pokora, Gaël Givet, Pierre Gasly, ou Paul de Saint-Sernin. L'impression d'être un soir de Ligue des champions. Sans champions.

Matt Pokora au match entre pilotes de F1 et personnalités mercredi à Louis-II.

Et de là-haut assister impuissant au départ en catimini de Carlos Sainz au bras de sa fiancée une fois remplacé à la 66e minute. Puis de descendre en zone mixte, comme pour un vrai match et voir Isack Hadjar filer, tel un footballeur zappeur de micros, sans passer par la case questions/réponses. Pareil pour Pierre Gasly. Ah ben si les pilotes de F1 se mettent à adopter les codes du foot... Tant pis, au paddock jeudi j'irai les attraper. Pour rire. Parce qu'un pilote de F1 mérite le respect.

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Ces chasseurs de millièmes sont parmi les sportifs les plus disponibles. Eux qui se font un devoir de passer en zone mixte, même après avoir explosé leur F1 dans un mur de pneus à 250 km/h. Des seigneurs ! Ils sont vingt et quoi qu'il arrive en qualif ou en course, les vingt doivent passer à confesse. À part Lance Stroll qui ne vous offre que des onomatopées en guise de réponse, vivre en F1 c'est se sentir plus intelligent à l'issue de chaque week-end de course.

Donc franchement merci au journal, pour cette piqure de rappel à Louis-II. On vit tellement mieux, loin du foot. Même si samedi prochain on sera devant PSG-Inter Milan avec l'envie de vibrer.

Ah, le bonheur ! Un jeudi sans foot. L'ami Frédéric Ferret, le monsieur F1 de L'Équipe, a programmé un entretien avec Pierre Gasly à 18h30 chez Alpine. Un « two to one ». Lui et moi plus Pierre. On pour...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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