« Plus il était fort, plus il était humble » : Alizé Cornet raconte son affection pour Rafael Nadal

LEquipe - 25/05
Issu du hors-série : Roland-Garros, sa terre Nadal, à retrouver en kiosque. Alizé Cornet a joué son premier Roland-Garros en 2005, comme Rafael Nadal, et son dernier en 2024. Comme lui. En vingt ans, elle est devenue une fan inconditionnelle...

« Je n'avais même pas tilté qu'on avait joué Roland exactement sur la même période, entre 2005 et 2024. Enfin, il a dû en rater un (2023), donc j'en ai fait plus que lui. Après je n'en ai pas raté un, mais je n'en ai pas gagné un non plus (Rires). En 2005, lors de mon premier Roland-Garros (elle avait 15 ans), j'avais une obsession pour Andy Roddick, donc tout ce dont je me souviens, c'est que j'avais décroché un autographe de lui. Rafa, on l'avait vu arriver. C'est la période où il commençait à gagner beaucoup de matches. Il dégageait beaucoup de fougue. Il était fort et précoce et c'était déjà "un nom" à 18 ans. On n'en avait pas vu souvent, des joueurs avec autant de feu intérieur. J'aimais bien ça, mais c'était presque trop.

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« J'ai compris que j'étais très fan de lui parce que c'était quand même Paul-Henri en face, un mec que j'appréciais, un Français, et j'étais pour Rafa ! »

A propos du match gagné par Nadal en 4 h 53' contre Mathieu en 2006

Ce sont les années d'après que j'ai commencé à ne plus rater un match de lui. Peut-être que ça a commencé en 2006, lors du fameux Nadal - Paul-Henri Mathieu. J'en ai pris plein la vue parce que c'était monstrueux des deux côtés. Je n'étais pas en présidentielle ou dans la tribune joueurs, mais j'étais entrée avec des potes qui avaient des places tout en haut du Philippe-Chatrier. J'étais avec ceux qui se sont battus pour être là (sourire).

Je me souviens qu'il y avait une ambiance démente et aussi du son de la balle qui résonnait dans le stade. On était très haut et il y avait limite une seconde d'écart entre la frappe et le son. C'est mon premier souvenir de Rafa en vrai. Le bruit de sa frappe, l'ambiance du stade, l'intensité, les cris des joueurs. Je crois que c'est à partir de là que j'ai commencé à me dire que ce joueur était incroyable. J'ai compris que j'étais très fan de lui parce que c'était quand même Paul-Henri en face, un mec que j'appréciais, un Français, et j'étais pour Rafa.

Il aura fallu près de cinq heures à Nadal pour battre Paul-Henri Mathieu, en 2006. (J.-M. Pochat/L'Équipe)
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« Il y avait quelque chose de très touchant chez lui. Quand il était tout jeune, il ne parlait pas très bien anglais. C'était le gamin de Manacor »

Ces années 2006, 2007, j'ai commencé à vraiment me pencher un peu plus sur son cas. Il était tellement fort, ça a attisé ma curiosité et c'est une super inspiration quand on est soi-...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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