Peu importe la vitesse, un tour du « vrai » circuit à Monaco, ça ne se refuse pas. L'occasion a été offerte par Maserati, en marge des E-Prix de Monaco, début mai. Juste avant la course de Formule E, le constructeur italien, qui approche le centième anniversaire de ses débuts en compétition (l'an prochain), avait organisé une parade - donc avec une vitesse réduite - composée de huit voitures marquantes de son histoire. Dont la dernière Formule E Tipo Folgore, pilotée par Daniil Kvyat et ses 110 départs en F1 ; un modèle de la mythique 250F, vainqueur en Principauté avec Stirling Moss (1956) puis Juan-Manuel Fangio (1957) ; ou encore une GT12 en version routière de la reine des courses GT des années 2000.
Une place nous avait été faite dans la position passager d'une MCXtrema, monstre de 730 chevaux non-homologué pour la route mais non présent en compétition, simplement construite à 62 exemplaires pour le plaisir de quelques dizaines de gentlemen drivers. Une situation parfaite pour s'imprégner de ce qu'est Monaco en configuration course avec les tribunes généreusement garnies et mieux comprendre ce que les pilotes peuvent (ou pourraient s'ils se laissaient distraire un peu) voir depuis leur cockpit tout au long des 3,3 km du tracé.