Longtemps, le lait a été perçu comme un aliment sain, symbole de force et de croissance. Aujourd’hui, il divise. Dans les rayons, les briques "sans lactose" se multiplient. Sur les réseaux, les influenceurs alertent : le lactose serait "inflammatoire", voire "toxique". Résultat : certains retirent les produits laitiers sans même savoir s’ils y sont réellement sensibles. Ce phénomène tient autant à la médiatisation du sujet qu’à un vrai malaise digestif de plus en plus répandu, mais pas forcément lié au lactose.
C’est une tentation fréquente, mais rarement justifiée. Ballonnements, douleurs, gaz, transit perturbé… Ces symptômes peuvent effectivement être liés à une mauvaise digestion du lactose. Mais dans la majorité des cas, d’autres éléments sont en cause. Une alimentation riche en plats industriels, la sédentarité, le stress chronique ou encore les FODMAPs (des sucres naturellement présents dans de nombreux aliments) peuvent suffire à déséquilibrer le système digestif. Pointer du doigt le lactose sans analyse approfondie revient à traiter un mal de tête avec des lunettes : ça peut soulager, mais ce n’est pas toujours la bonne cause.
Oui, mais là encore, les choses sont plus complexes. Ce que l’on appelle "intolérance au lactose" provient d’un ralentissement naturel de la production de lactase, cette enzyme qui permet de digér...
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