Cannes est devenu une tribune engagée pour beaucoup de sujets, mais pas tous

Valentin Etancelin - Huffpost FR - 24/05
Si Donald Trump en a pris pour son grade sur la Croisette, la question des violences sexuelles ou des LGBTphobies ont encore du chemin pour se faire une place au micro.
IAN LANGSDON / AFP
Pedro Pascal, ici à la conférence de presse du film d’Ari Ester « Eddington », où l’acteur a dénoncé le traitement des immigrés aux États-Unis.

CINÉMA - En 2025 sur la Croisette, pas de Cate Blanchett aux couleurs du drapeau palestinien, ni de Bella Hadid en robe keffieh. À la place : des mots. Ce samedi 24 mai, le Festival de Cannes s’apprête à baisser le rideau de sa 78e édition, une édition entre autres marquée par des prises de paroles auxquelles les stars nous ont peu habituées ces dernières années.

Retour en arrière. Nous sommes le mardi 13 mai, et la cérémonie d’ouverture est lancée en grande pompe au Palais des festivals. Sur scène, Laurent Lafitte - notre hôte pour la soirée - ouvre le bal. « Cannes, c’est un cinéma souvent politique, souvent social, sociétal, un cinéma citoyen », a-t-il d’abord clamé à sa tribune.

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Avant d’ajouter : « On dit souvent qu’une carrière d’acteur se construit autant sur ce qu’il accepte que sur ce qu’il refuse. Une carrière de citoyen, aussi. » D’autant plus « à l’heure où le climat, l’équité, le féminisme, les LGBTQIA +, les migrants, le racisme ne sont plus seulement des sujets de films, mais les mots interdits par la première puissa...
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