Tout commence par un drame. Le seul accident mortel ayant impliqué un pilote de F1 sur un GP de Monaco. Nous sommes en 1967 et Lorenzo Bandini, au volant de sa Ferrari n° 18, va heurter de plein fouet une haie de bottes de paille installées à la chicane juste après le tunnel. Sa monoplace se retourne et s'enflamme aussitôt. Michel Boeri alors jeune commissaire bénévole, est posté à quelques mètres de l'accident. Le futur président de l'Automobile-Club de Monaco (ACM) assiste impuissant au drame.
« Nous n'avions que des blousons en cuir et on portait des chaussures deville, rembobine-t-il. Et des extincteurs de 9 kg. Ça m'a traumatisé. Aussi, lorsque cinq années plus tard à la demande du prince Rainier, j'ai pris la direction de l'ACM, j'ai tout de suite voulu améliorer la sécurité et créer un corps des commissaires de piste. Organisé selon des règles militaires. La discipline est essentielle dans ce type d'intervention. » Ainsi allaient naître « les anges gardiens » du GP de Monaco. Yann-Antony Noghès, enfant du Rocher, a repris cette expression d'«&nbs...
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