Patricia et Loetitia : “Ma conjointe a été ma donneuse d'organe, et m’a sauvé la vie”

Nina Parage - Medisite - 22/05
À l’occasion des Jeux Nationaux des Dialysés et Transplantés 2025, Patricia (53 ans) et Loetitia (51 ans) nous partagent leurs témoignages...
Sommaire
  • 1 - Le diagnostic de Loetitia : une polychystone hépato-rénale héréditaire
  • 2 - La greffe : un dilemme personnel
  • 3 - Une greffe préemptive salutaire
  • 4 - Une épreuve traversée en couple
  • 5 - L’après greffe : la vie d’une transplantée
  • 6 - Un couple désormais fusionnel
  • 7 - Un événement : les Jeux Nationaux des Transplantés et Dialysés

Partager :

Après 20 ans de vie commune, c’est la routine ? Pas pour Patricia et Loetitia. Les deux femmes, se connaissant depuis 23 ans et mariées depuis 11 ans ont connu un événement médical marquant, donnant une nouvelle profondeur à leur relation. Elles nous racontent.

A lire aussi :

Reins : 5 causes courantes de lésions rénales

Le diagnostic de Loetitia : une polychystone hépato-rénale héréditaire

Du point de vue de Loetitia (receveuse) :

Je suis atteinte de polychistose hépato-rénale héréditaire (trouble héréditaire caractérisé par la formation de kystes rénaux entraînant une hypertrophie progressive des deux reins et pouvant évoluer vers l'insuffisance rénale, NDLR). La maladie est restée stable au niveau du foie, mais ce sont les reins qui ont été le plus touchés.

J’ai été diagnostiquée par hasard à l’âge de 18 ans, lors d’une crise infectieuse de kyste. À l’époque, l’annonce avait été assez violente. J’avais reçu peu d’informations sur la maladie, bien qu’elle soit présente dans ma famille. Je ne pensais ni à la dialyse ni à la greffe car, bien que certains membres de mon entourage soient concernés, personne dans ma famille n’avait eu à subir cela : leur maladie était restée relativement silencieuse et peu évolutive.

Pendant plus de 20 ans, j’ai fait des contrôles annuels sans que la maladie n’évolue. Je vivais normalement, la maladie ne faisait pas vraiment partie de ma vie, j’étais même un peu dans le déni.

Au quotidien, ma pathologie se manifestait par une immense fatigue, liée à une insuffisance rénale évolutive. Le mal était tel qu’il entravait ma vie sociale et professionnelle. J’avais dû arrêter les voyages et les postes à responsabilité, trop fatigants et stressants pour moi, et s...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...