Au Québec, peut-on vivre du théâtre sans s’user à la corde?

Catherine Lalonde - Le Devoir - 21/05
Sur les planches, il semble y avoir bien peu de pain pour les acteurs.

On ne fait pas d’argent en jouant du théâtre au Québec. Si l’on en fait, on en fait peu, résume Tania Kontoyanni, présidente de l’Union des artistes (UDA). Elle n’est pas la seule à le penser ; ils sont nombreux à le vivre. Au Québec, peut-on vivre des planches sans s’user à la corde ? Oui, mais ça dépend de notre rôle dans la machine. Dans ce nouveau texte de la série Scènes sans sous, regard sur les premiers de scène : les acteurs.

La comédienne Ève Pressault a vécu en 2023-2024 une année théâtrale exceptionnelle. « C’est rare d’avoir au moins quatre propositions pour un an, et là j’ai joué dans six spectacles », raconte-t-elle. Tous des rôles principaux. Tous sur des scènes importantes.

« J’ai travaillé 12 mois, sans arrêt », résume la comédienne qu’on a pu voir entre autres dans Trop humains, Wollstonecraft (tous deux au Quat’Sous), Limbo (au Prospero) et Mon corps ébloui, debout (au théâtre d’Aujourd’hui).

Résultat ? Avec six spectacles, « j’ai fait 42 000 $ », chiffre-t-elle. C’est 100 %...
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