Encore plus que chez les hommes, on voit mal le titre féminin échapper à une Chinoise, ce qui serait une première depuis 1993. Et à Sun Yingsha particulièrement, championne du monde en titre, vainqueure du Grand Smash de Singapour, du Champions de Chongqing et de la Coupe du monde cette année. Il faut remonter au 2 juillet 2023 pour la voir perdre un match sur le circuit international face à une non-Chinoise (la Japonaise Miu Hirano, en finale du Contender de Zagreb). En 2024, elle a atteint sept finales des huit tournois disputés (cinq victoires), et les trois finales olympiques (titrée en double et double mixte, médaillée d'argent en simple). Mais attention : elle pourrait se retrouver, dès le 2e tour, face à la Nord-Coréenne Pyon Song-gyong, inconnue sur le circuit mondial mais quart-de-finaliste aux Jeux.
Associée à Wang Chuqin en double mixte, Sun a son chemin tout tracé vers la finale à Doha, où leurs principaux adversaires s'appellent Lin Shidong et Kuai Man. Tenante du titre en double, elle n'y figurera pas cette année, Kuai Man et Wang Manyu étant chargées de contrer les Japonaises Satsuki Odo et Sakura Yokoi. Les joueuses du pays du soleil levant, dans le sillage de Miwa Harimoto, semblent en tout cas les seules à pouvoir tenter de fissurer l'hégémonie chinoise.