Maurice Richard n’est pas mort

Benoît Melançon - Le Devoir - 17/05
Plusieurs persistent à penser que le numéro 9 aurait été adulé uniquement par les Québécois francophones.

Une fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés d’histoire le défi de décrypter un thème d’actualité à partir d’une comparaison avec un événement ou un personnage historique.

En 1971, pour l’Office national du film du Canada, Gilles Gascon réalisait le documentaire Peut-être Maurice Richard. On y entendait l’ancien joueur des Canadiens de Montréal s’interroger sur le souvenir qu’il allait laisser, ou pas, dans la mémoire du public : « La journée que personne va nous reconnaître sur la rue, que personne va nous parler, ben là, on pourra dire que le public, les gens en général nous ont oubliés. »

Vingt-cinq après la mort du Rocket, on ne peut que le constater : il se trompait. Personne ne l’a oublié. Comment mesurer la place du plus célèbre joueur de hockey québécois dans l’espace culturel et médiatique ?

Au Centre Bell, on ne s’étonne pas de voir des partisans porter des chandails honorant les idoles du jour ou du passé proche, de Lane Hutson à P.K. Subban. Quelques irréductibles enfilent aussi le maillot numéro 9 de Maurice Richard, près de 65 ans après sa retraite, en septembre 1960.

Ils sont plus d’une trentaine, en français, à avoir chanté Richard ou à avoir fait résonner sa voix d...
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