Moins de quatorze années se seront écoulées entre la sortie du premier film réalisé par Olivier Baroux, Ce soir je dors chez toi, et celle de son onzième long, Les Tuche 4. L'éternel complice de Kad Merad n'a pas chômé, d'autant qu'il a écrit ou coécrit l'immense majorité des films qu'il a mis en scène. D'ailleurs, sa réalisation suivante, Menteur (avec Artus et Tarek Boudali), est déjà dans la boîte.
Il faut dire que le quatrième volet de la saga Tuche est prêt depuis plus d'un an, mais que Pathé a pris une décision radicale en raison de la crise sanitaire: annuler la sortie prévue le 9 décembre 2020 et ranger Les Tuche 4 dans un carton jusqu'à l'hiver suivant –film de Noël oblige.
Clairement, les films d'Olivier Baroux portent en eux l'urgence dans laquelle ils ont été fabriqués, façon polie d'affirmer qu'ils ont toujours l'air un peu bâclés. Cela donne une filmographie dont les succès (Safari a attiré près de 2 millions de personnes en 2009, L'Italien a dépassé le million d'entrées en 2010) ont alterné avec les déconvenues (dont le bide de Mais qui a re-tué Pamela Rose?). Au milieu de ces films qui, quel que soit leur score, ne passeront pas à la postérité, il y a Les Tuche et ses suites, dont la trajectoire est pour le moins inattendue.
Entre la famille Tuche et le public, on ne peut p...
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