Poitiers au rebond
Animateur du début de saison, l'Alterna Stade poitevin n'était pas pour autant attendu en finale. C'est bien sûr l'histoire de deux hommes-clés, l'un, Earvin Ngapeth, venu lancer son club de coeur à grande vitesse, l'autre, Nik Mujanovic, le propulser dans la dernière ligne droite. Mais pas seulement. Parce qu'entretemps, le club double champion de France (1999 et 2011) a cumulé les galères. Et testé la force d'un groupe qui a su les surmonter.
Revenons au 19 septembre 2024. Ce soir-là, les supporters poitevins assistent à la présentation des hommes au maillot noir, désormais dirigés par le Canadien Dan Lewis. Un dernier joueur se pointe, tunique floquée du n°86, comme le département de la Vienne, sur le dos : Earvin Ngapeth, double champion et MVP olympique. L'enfant du pays, fils de l'entraîneur (Éric) qui a mené le SPVB au premier titre de champion de France (2014), sans club après le dépôt de bilan de Nantes-Rezé avec qui il s'était engagé, vient en renfort pour quelques semaines.
Le début de trois mois de déferlement médiatique, de frénésie à Lawson-Body qui se remplit à nouveau, et dans toutes les salles de France. La dernière vague du « tsunami », comme le décrivait Cédric Énard, le manager poitevin, fut la plus grandiose, avec un derby face à Tours à l'arena du Futuroscope, le 27 décembre. Plus de 5200 spectateurs pour la dernière apparition de la star, qui venait d'a...
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