Revoilà Charles Gagnon et ses incertitudes

Jérôme Delgado - Le Devoir - 10/05
Une monographie et une exposition célèbrent l’artiste disparu il y a 22 ans.

On dit d’une personne qui décède qu’elle disparaît. Dans le cas de l’artiste Charles Gagnon (1934-2003), c’est exactement ça. Depuis qu’il s’est éteint, à l’âge de 68 ans, le peintre, photographe et cinéaste est tombé dans l’oubli. Une double actualité — la parution d’une imposante monographie et la tenue d’une succincte, mais éloquente exposition — le célèbre à nouveau.

Il faut dire que l’exposition majeure, publication à l’appui, a eu lieu peu de temps avant sa mort — Charles Gagnon, une rétrospective (Musée d’art contemporain de Montréal, 2001). Lié aux Guido Molinari, Claude Tousignant et Yves Gaucher — voisin d’atelier de ce dernier —, Charles Gagnon a fait partie, dès la fin des années 1950, de la grande famille de la peinture abstraite. Or, celui qui a étudié et vécu cinq ans à New York a été un cas à par...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...