Caleb Ewan avait signé le 23 janvier un contrat d'un an avec la formation Ineos Grenadiers. Fin mars, en Italie, il dispute sa première course sous ses nouvelles couleurs. Et sur la première étape de la Settimana Internazionale Coppi e Bartali (catégorie 2.1), l'Australien lève les bras. Au sprint, comme à son habitude. Pas une victoire de prestige, le plateau n'étant pas forcément le plus relevé de l'année, mais un signe fort qui trouve son prolongement début avril, au Tour du Pays Basque, où il s'impose cette fois en World Tour lors de la 2e étape entre Pampelune et Lodosa.
« Je suis heureux d'avoir trouvé une opportunité avec l'une des meilleures équipes du monde, la plus grosse équipe de ma carrière même, explique-t-il après son succès en Espagne, qui sera a posteriori son dernier et même son dernier jour de course. Ils m'ont donné beaucoup de confiance, et j'imagine que mon talent ne s'était pas envolé, donc j'ai vraiment travaillé dur pour prouver que je pouvais revenir au meilleur niveau. Et les résultats le prouvent. »
Avant même l'ascension du Grand Colombier, théâtre de l'arrivée de la 13e étape du Tour de France partie de Châtillon-sur-Chalaronne, dans l'Ain, Caleb Ewan met pied à terre et quitte la Grande Boucle. Celui qui avait pourtant signé deux podiums en début de Tour au sprint (3e à Bayonne, 2e à Nogaro) abandonne après 25 kilomètres de course. Il déclenche surtout la colère de son manager chez Lotto Dstny, Stéphane Heulot.