La bataille de Marathon : la Grèce écrase le géant perse

National Geographic - 04/05
Une victoire devenue mythique, qui fut rendue possible grâce à une ingénieuse stratégie militaire.

Un hoplite grec lourdement armé (droite) affronte un soldat perse dans ce détail d'une poterie datée du 5e siècle avant notre ère.

PHOTOGRAPHIE DE Bridgeman, ACI

À la fin de l’été 490 av. J.-C., deux armées sont face à face sur la plaine de Marathon. Les Grecs se préparent à affronter les redoutables Perses du Grand Roi Darius Ier qui veut venger l’incendie de Sardes, sa capitale. Grâce à une stratégie innovante, les Athéniens et leurs alliés vont réussir à vaincre les envahisseurs barbares dans une bataille terrestre héroïque, qui sera élevée au rang de mythe.

On appelle « guerres médiques » les guerres qui furent menées entre Grecs et Mèdes, des Perses de l’Empire achéménide, au début du Ve siècle av. J.-C. Ces Mèdes terrifiaient les Grecs, car ils avaient la réputation d’être d’impitoyables guerriers et ils étaient radicalement différents. Leur langue paraissait incompréhensible aux Grecs et tout les séparait, surtout sur les plans politique et culturel : ils vénéraient leur roi et se prosternaient même devant lui, ce qui était inconcevable pour les Grecs, épris de liberté et de démocratie ; ils adoraient le luxe et l’or, tandis que les Grecs réservaient leurs richesses aux temples des dieux. Quand les cités grecques d’Ionie, sur la côte ouest de l’Asie Mineure, se révoltent face à la domination perse, Athènes et Érétrie, une cité d’Eubée, envoient des renforts pour soutenir le soulèvement, et les Grecs osent incendier la capitale perse, Sardes.

L’armée perse cherchait à punir les cités d’Érétrie et d’Athènes en les dévastant, parce qu’elles avaient soutenu les rebelles d’Ionie. Ci-dessus, vue de l’acropole d’Athènes.

PHOTOGRAPHIE DE Luca da Ros, Fototeca 9x12

La réplique barbare ne se fait pas attendre : Darius organise une sévère répression enIonie et décide de lancer une vaste expédition punitive en Grèce au début de l’été 490av. J.-C. Pour le poète tragique Eschyle (Les Perses, 87-92), les Perses étaient à l’image d’une vague déferlante : « Qui serait donc capable de tenir tête à ce large flux humain ?Autant vouloir par de puissantes digues contenir l’invincible houle des mers ! Irrésistible est l’armée de la Perse et son peuple au coeur vaillant ! » Toutefois, dans un retournement de situation qu’affectionne tant l’Histoire, les Grecs vont arriver à repo...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...