En déficit, le Théâtre Denise-Pelletier ne voit «pas d’issue»

Catherine Lalonde - Le Devoir - 05/05
«Il y a un écart mathématique qui se creuse de plus en plus.»

Plusieurs théâtres au Québec sont actuellement en déficit, grandes institutions et théâtres historiques inclus. Plusieurs frôlent des limites financières intenables, mais pas tous pour les mêmes raisons. Que se passe-t-il ? Premier texte d’une série pour tenter de répondre à cette question.

Fondé il y a 60 ans, le Théâtre Denise-Pelletier (TDP) est le seul au Québec à se consacrer au public adolescent. Il est en déficit. Une raison ? Quelque 23 % de son budget sont consacrés à sa bâtisse. Construit en 1928, le beau et ancien cinéma Granada aux rideaux et bancs rouges, où gîte le théâtre, coûte une petite fortune. « Si le financement ne change pas pour nous, on va devoir se poser des questions sérieuses », admet sa directrice générale, Stéphanie Laurin. « Ça sent le chauffé, déjà. Je ne vois pas d’issue. »

En 2022, le Théâtre Denise-Pelletier dégageait des surplus de 333 000 $ sur un budget de 38 à 40 millions de ...
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