Les sonneries des portes blindées retentissent. Des surveillants, cachés derrière des vitres, sont les seuls à pouvoir les ouvrir. Au centre pénitentiaire pour hommes de Vezin-Le-Coquet, à quelques kilomètres de Rennes, il faut en passer quatre avant d'entrer dans un immense gymnase froid et austère. Mais ce jour-là, pendant quelques heures, un groupe programmé aux Trans Musicales y apporte de la lumière.
Tous les ans, le collectif Sound From offre à plusieurs dizaines de détenus un semblant de normalité, grâce à la musique. «Si on ne se déplace pas, ils n'ont pas accès à tout ça, explique Marine Molard, l'une des responsables du projet. Notre objectif est de per...
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