Le turbo a transformé la façon de considérer le diesel, qui, de lent et bruyant, est devenu performant et agréable à l’usage. Les constructeurs à l’image sportive y sont rapidement venus, tels Alfa Romeo et BMW. Au début des années 90, tous deux ont commercialisé des berlines relativement compactes, les 155 et Série 3 E36, nanties de gros blocs suralimentés mais brûlant du mazout.
Fortes respectivement de 125 ch et de 115 ch, ces familiales flirtent avec les 200 km/h, une vitesse alors exceptionnelle vu le carburant utilisé. Et c’est sans compter les reprises façon boulet de canon ! Le tout, en consommant raisonnablement… Par ailleurs, nos rivales sont éligibles à la carte grise collection car certaines ont plus de trente ans, ce qui lève quelques contraintes. Mais entre l’italienne et l'allemande, laquelle constitue le meilleur choix à l’heure actuelle ?
Les forces en présence
Alfa Romeo 155 TD 2.5 (1992 - 1997), berline 5 places, 4 portes, 4 cylindres, 2,5 l turbo diesel, 125 ch, 1 364 kg, 195 km/h, à partir de 3 000 €.
A l'opposé de sa rivale, la BMW Série 3 E36 profite d'une ligne tout à fait homogène et aboutie, qui ne sacrifie en aucune manière la fonctionnalité. Elle est plus ancienne (1990) mais a bien mieux vieilli.BMW 325 TD (1991 - 1997), berline 5 places, 4 portes, 6 cylindres, 2,5 l turbo-diesel, 115 ch, 1 370 kg, 198 km/h, à partir de 4 000 €.
Présentation : deux façons très différentes de parvenir aux mêmes fins
La face avant, fine et ornée d'un gros Biscione, est peut-être la partie la plus réussie de l'Alfa Romeo 155, ici en 1992.Situation presque fatale chez Alfa Romeo au milieu des années 80. La firme milanaise, lourdement déficitaire, est alors propriété de l’Etat italien, qui veut s’en défaire, las de la renflouer. Problème, à part la future 164, un haut de gamme ...
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