Une fois par mois, sous la plume d’écrivains du Québec, Le Devoir de littérature propose de revisiter à la lumière de l’actualité des œuvres du passé ancien et récent de la littérature québécoise. Découvertes ? Relectures ? Regard différent ? Au choix. Une initiative de l’Académie des lettres du Québec en collaboration avec Le Devoir.
Au cours des derniers mois, les velléités expansionnistes de Donald Trump ont ravivé dans l’actualité québécoise la vieille crainte de l’assimilation, une crainte présente au Canada anglais, mais qui, pour des raisons culturelles, résonne différemment dans l’imaginaire des francophones. Si nous savons gré au président américain d’avoir écarté la possibilité d’utiliser la force pour parvenir à ses fins, son projet de transformer le Canada en 51e État à la suite d’une lente « asphyxie économique » est bien réel et trouve un écho dans plusieurs classiques de notre littérature. À certains égards, la hantise de l’assimilation par les Américains constitue un lieu commun du roman canadien-français du début du XXe siècle.
Quelques rappels, tout d’abord. Comme l’a mentionné récemment dans une entrevue accordée au Devoir l’auteur David Vermette, un chercheur originaire du Massachusetts qui a rédigé un livre intitulé A Distinct Alien Race. The Untold Story of Franco-Americans, on évalue aujourd’hui à 10 millions le nombre de citoyens américains qui seraient d...
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