«Tout le monde gratte du buzz sur mon buzz» : Aqababe, l’influenceur qui surfe sur l’affaire Dupont de Ligonnès

Charles Boutin - LE FIGARO - 02/05
RENCONTRE - Aniss Zitouni a demandé à sa communauté de réunir des éléments pour élucider le quintuple meurtre de 2011 et la disparition du principal suspect. Une « blague » qui a conduit à la production de « centaines de milliers » de témoignages qu’il assure avoir triés et...

L’histoire est celle de deux mondes qui se percutent. D’un côté, l’un des faits divers qui tient en haleine la France depuis près de quinze ans. En 2011 sont découverts les corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et celui de ses quatre enfants. Xavier, le père de famille est introuvable. Il est soupçonné de les avoir assassinés avant de les inhumer sous sa terrasse et est activement recherché depuis. De l’autre, un influenceur de 27 ans, Aqababe, qui se présente comme « votre seule et unique source de ragots ». Les « scoops » d’Aniss Zitouni sur ses collègues des réseaux lui ont valu pas mal de « dramas » avec la communauté et quelques ennuis avec la justice. Ces deux mondes se rencontrent quand l’influenceur, toujours en quête de buzz, annonce en avril vouloir résoudre l’affaire Dupont de Ligonnès avec l’aide de ses abonnés. À peine quelques jours plus tard, il assure avoir « fait en une semaine ce que la police n’a pas réussi à faire en treize ans » : « retrouver » la trace du principal suspect. Comment ? Il s’explique auprès du Figaro.

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Le rendez-vous est organisé au cabinet de son avocat, Tom Michel. Aniss Zitouni se fait attendre. « C’est un créateur de contenu, une star, un sacré personnage », explique, admiratif, le conseil spécialisé dans la défense des influenceurs et des stars des réseaux sociaux. Aqabab « a plusieurs affaires derrière lui, mais rien de bien méchant », élude-t-il.

Début avril, Le Monde  révélait que l’influenceur était visé par cinq plaintes pour pratiques commerciales trompeuses, escroquerie et abus de confiance provenant de plusieurs de ses clients. Ces derniers l’accusaient de les avoir floués dans le cadre de prestations de service payantes. Aqababe a également été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour harcèlement et menaces en 2023 dans un dossier l’opposant au vidéaste Jeremstar. Il avait diffusé une « sextape » de son confrère pour se « venger » de lui avoir « volé un scoop », disait-il sur le plateau de « Touche pas à mon ...
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