«Les Choses humaines», portrait complexe de la culture du viol

Anaïs Bordages - Slate FR - 05/12
Le nouveau film d'Yvan Attal raconte une affaire éprouvante à travers plusieurs points de vue, invitant tous les hommes à réfléchir.

Dans la grande majorité des cas, les violeurs ne sont pas des inconnus monstrueux, cachés derrière un buisson, une arme à la main: ce sont nos amis, nos amants, nos maris, nos pères. Et être charismatique, intelligent, sensible, attachant ou même féministe n'empêche pas d'être un violeur. C'est ce que rappelle Les Choses humaines, le nouveau film d'Yvan Attal en salles depuis le 1er décembre.

Le long-métrage raconte le viol de Mila, une lycéenne timide, par Alexandre, un brillant étudiant de Stanford. Il est découpé en trois chapitres: le point de vue d'Alexandre («Lui»), celui de Mila («Elle»), puis un dernier tiers, consacré au procès («30 mois plus tard»). En un peu plus de deux heures, Les Choses humaines dresse ainsi un portrait éprouvant et sinueux de la culture du viol, évitant soigneusement tout manichéisme.

Le film est adapté d'un roman de Karine Tuil, lui-même inspiré par une véritable affaire de viol sur le campus de Stanford en 2016. Alors qu'il avait violé une étudiante derrière un local à poubelles, Brock Turner, condamné ...
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