Liège-Bastogne-Liège est devenue une épreuve d'environ 250 bornes, où le vainqueur s'isole en tête à une trentaine de kilomètres de l'arrivée. On pourrait ajouter à cela une course comme tant d'autres, où l'équipe UAE Team Emirates prépare le terrain au millimètre pour que Tadej Pogacar puisse faire son show.
La succession de bosses qui caractérise la Doyenne débute à 95 km de l'arrivée, avec la Côte de Mont-le-Soie (1,9 km à 7,7 %). Jusque-là, les UAE déléguaient le contrôle de l'échappée à d'autres, « prêtant » juste le gregario norvégien Vegard Stake Laengen pour participer à l'effort commun. Une chasse assurée notamment par les Soudal-Quick Step, le grognard Pieter Serry en tête pour son 12e « Liège ».
Remco Evenepoel a-t-il confié précocement à ses coéquipiers que ce n'était pas son jour ? Dans sa première déclaration, Pogacar a confié qu'il avait vu les Soudal-Quick Step « disparaître » d'un coup de la tête du peloton et que cela avait incité les UAE à prendre le relais. Certes, mais c'est dans leurs habitudes de durcir la course très en amont. Là, c'est Pavel Sivakov qui a mis le premier le nez à la fenêtre à l'approche de la côte de Mont-le-Soie.