Daniel Dicko a dégringolé des tribunes pour venir embrasser sa fille, Romane, qui s'est jetée dans ses bras, ce refuge si précieux. Samedi, l'accolade débordait de joie, pas de tristesse comme aux JO 2024 à Paris où le bronze en +78 kg avait un goût amer pour la championne du monde 2022, que même le sacre par équipe mixte, contre le Japon, n'avait pas atténué.
« La douleur est toujours là, elle sera toujours là mais il faut avancer », avouait la Française de 25 ans, après avoir scellé sa journée par une victoire en finale (sur immobilisation) face à Raz Hershko, battue à plate couture à ce stade pour la troisième fois (après 2022 et 2023) par Dicko, justement adepte de la couture et qui trimballe sa machine en compétition. Au point que jeudi, le staff l'a sollicitée pour rafistoler le dossard de Joan-Benjamin Gaba (3e jeudi en -73 kg) !
Samedi, la Française s'est offert sans accroc un cinquième sacre continental en autant de participations ; sept sur sept même si l'on inclut ceux en cadette (2016) et junior (2017).
« La force de Romane, c'est qu'elle ne lâche jamais, même quand c'est très compliqué »
Daniel Dicko, le père de Romane