Gambie : « Les élections n’ont jamais été aussi ouvertes »

Camille Ducrocq - LePoint - 04/12
REPORTAGE. Comment le pays vit-il cette présidentielle à l’issue incertaine ? Éléments de réponse dans les rues de Banjul et de Sérékunda, deux villes importantes.

Les électeurs gambiens élisent leur prochain président ce samedi 4 décembre 2021. Cinq ans après la défaite historique de l’autocrate Yahya Jammeh, la population est plus que jamais mobilisée pour cette campagne électorale inédite. Le vote de ce samedi va poser le cap de la gouvernance démocratique pour les années à venir. Dans les rues de Sérékunda, la plus grande ville de Gambie, difficile de ne pas remarquer l’effervescence autour de l’élection présidentielle : les stickers sont sur les voitures et sur les vitrines des magasins ; les affiches de campagne trustent de nombreux panneaux publicitaires et les discussions informelles animent les groupes de personnes au coin des routes. Dans les jours précédant le vote, la présidentielle est sur toutes les lèvres. Certains n’hésitent pas à afficher ouvertement leur soutien pour l’un des six candidats en lice. Explication : après deux décennies de régime répressif, ce scrutin a vraiment une saveur particulière.

À LIRE AUSSIPrésidentielle en Gambie : ce qu’il faut savoir sur un scrutin test

Un scrutin avec une saveur particulière

« Pendant 22 ans, on n’a pas connu des élections pareilles. C’était seulement un parti qui asphyxiait les autres et on ne pouvait rien dire, encore moins les journalistes », se remémore Baba Hydara, reporteur pour le quotidien The Point, fondé par son père Deyda Hyda...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...