La communication d'Adrien Fourmaux fait causer. Pour avoir lâché un simple « c'est hier qu'on a merdé » (« we fucked up yesterday », en VO) en direct à l'arrivée d'une spéciale du Rallye de Suède en février, le Nordiste avait écopé d'une amende de 10 000 euros. Une sanction qui a poussé les équipages de WRC à se mettre en grève du micro sur l'épreuve suivante, au Kenya, pour protester contre la sévérité de la FIA sur des commentaires lâchés à chaud et pas forcément dans la langue maternelle des fautifs.
Un mouvement de contestation qui prendra fin ce week-end aux Canaries, à la suite d'un accord trouvé avec l'instance fédérale : les écarts de langage seront autorisés durant les spéciales et aux arrivées, mais pas dans les zones médias à l'entrée du parc d'assistance, où les équipages s'expriment « à froid ».
« Quand je suivais le rallye de l'extérieur, j'en avais marre des publications lisses, qui se limitaient à raconter comment s'était passée chaque boucle ou à indiquer le choix de pneus »
Adrien Fourmaux
Mais le buzz créé par Fourmaux ne s'arrête pas à ce petit juron. Sa façon de communiquer sur les réseaux sociaux, dans un sport qui ronronne dans ce domaine, sort des sentiers battus et fait souvent réagir de manière très positive. « Tant mieux, c'est le but », s'amuse le pilote Hyundai, qui a confié l'exercice à l'un de ses amis, Benoit Laurenti, dont ce n'est pourtant pas la profession. Mais ça fonctionne très bien quand même, grâce notamment à une bonne dose ...
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