Notre cerveau a un secret pour survivre aux marathons

National Geographic - 24/04
Une étude portant sur des marathoniens démontre une fois de plus la remarquable capacité du cerveau à s'adapter… en brûlant ses propres réserves de graisse.

En laçant ses chaussures pour s'attaquer à une longue course d'endurance, Carlos Matute ne cherchait pas à révolutionner la science. Pourtant, après avoir avalé quelques kilomètres, ce neuroscientifique de l'université du Pays basque s'est tout de même surpris à réfléchir à une question tenace : « Comment faisons-nous pour atteindre la ligne d'arrivée, en étant conscients, après avoir vidé nos réserves d'énergie ? » 

Cet élan de curiosité allait le mener sur la piste d'une étonnante réponse. Dans une étude récente publiée par la revue Nature Metabolism, Matute montre que la myéline, la membrane lipidique des fibres nerveuses, est également capable de fournir de l'énergie lorsque nos réserves se font minces, par exemple lors d'une épreuve d'endurance difficile, comme un marathon. Certains journaux n'ont pas hésité à rendre la découverte encore plus sensationnelle en annonçant que le cerveau « s'autodévorait » mais, selon Matute, la réalité serait nettement plus nuancée… et très prometteuse. À ses yeux, cette découverte atteste à nouveau de la capacité du cerveau à s'adapter et évoluer, même à un âge avancé.

 

VOTRE CERVEAU PENDANT UN MARATHON

Pour son étude, M...
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