Gabon : une victoire électorale, et après ?

LePoint - 17/04
ANALYSE. En légitimant le putschiste Oligui Nguema, les Gabonais tournent la page Bongo. La France, elle, consolide un rare bastion dans une Afrique en rupture.

Les électeurs gabonais n'auront pas à se rendre aux urnes pour le second tour. La messe a été dite dès le 12 avril 2025. La « performance » rappelle sans doute l'époque des partis uniques de la première décennie post-indépendance, mais ce score soviétique (plus de 90 % des suffrages) traduit une réelle adhésion autour de la personne du général Brice Clotaire Oligui Nguema. L'auteur du coup d'État du 30 août 2023 qui mit fin à la dynastie des Bongo, qu'il aura servie jusqu'au bout, dispose d'une indéniable assise populaire.

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Ses opposants l'accusent (sans doute à raison) d'avoir mobilisé des moyens financiers disproportionnés et d'avoir aussi largement usé de son statut de chef d'État sortant pour battre campagne. Arrivé deuxième avec un peu plus de 3 % des suffrages, Alain-Claude ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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