Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël soupçonnent de longue date l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire. Téhéran rejette ces allégations et défend un droit au nucléaire à des fins civiles, notamment pour l'énergie.
"C'est comme un puzzle, ils (les Iraniens) ont les pièces et ils pourraient éventuellement un jour les mettre ensemble. Il reste du chemin à parcourir avant d'y parvenir. Mais ils n'en sont pas loin, il faut le reconnaître", a déclaré M. Grossi dans un entretien au journal Le Monde publié mercredi.
Le chef de l'AIEA est arrivé dans la journée à Téhéran, avant de nouveaux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis sur le programme nucléaire iranien, prévus samedi à Rome.
L'AIEA, le gendarme onusien du nucléaire basé à Vienne, est chargée de vérifier le caractère pacifique du programme nucléaire de l'Iran.
"Il ne suffit pas de dire à la communauté internationale "Nous n'avons pas l'arme nucléaire" pour que l'on vous croie. Il faut que nous puissions vérifier", ajoute M. Grossi dans cet entretien.
Rafael Grossi a rencontré à Téhéran le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Il a qualifié l'entretien d'"important". "La coopération avec l'AIEA est...
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