Ben, 14 ans, sort ravi de la conférence "Comment réinventer la vulgarisation de l’esprit critique ?". "C’était super ! Et j’ai aussi aimé la table ronde qui explique qu’il n’y a pas plus manipulable que celui qui croit ne pas l’être", glisse-t-il avec enthousiasme. Son profil pourrait étonner compte tenu du caractère très sérieux de la discussion animée par le sociologue Gérald Bronner, la doctorante en sciences de l’éducation Charlotte Barbier et le vulgarisateur Arthur Hennes. Devenu une figure montante des réseaux sociaux depuis la crise du Covid, ce dernier a attiré quelques autres jeunes fans avides de découvrir celui qui s’est notamment fait connaître en tournant en dérision les vidéos de désinformation générées par l’intelligence artificielle sur TikTok et Instagram. "Je ne crois pas que la lutte contre les fausses informations puisse convaincre ceux qui sont complètement tombés dedans. Elle vise plutôt ceux qui n’ont pas d’avis ou manquent de connaissances, dont les jeunes : ce sont eux qu’on doit informer en priorité", déclarait-il quelques minutes plus tôt.
Le festival des Rencontres de l’esprit critique (REC), qui s’est déroulé du 10 au 13 avril à Labège, près de Toulouse, a cette capacité d’attirer des scientifiques, chercheurs, vulgarisateurs et citoyens passionnés jeunes et moins jeunes. Nées en 2021 sous l’impulsion de Willy Lafran, entrepreneur engagé, les REC étaient à l’origine un modeste cycle de conférences rassemblant une poignée de chercheurs et de vulgarisateurs. Aujourd’hui, l’événement entièrement gratuit réunit 2 000 visiteurs sur quatre jours ainsi qu...
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