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Dix moments godardiens légendaires
Première -
16/09
Retour sur dix moments qui ont forgé la légende de Jean-Luc Godard, entre séquences de cinéma révolutionnaires et happenings médiatiques funambules.
Retour sur dix moments qui ont forgé la légende de Jean-Luc Godard, entre séquences de cinéma révolutionnaires et happenings médiatiques funambules.
« Si vous n’aimez pas la mer… » (A bout de souffle, 1960)
A bout de Souffle n’a pas commencé depuis cinq minutes que le héros (un semi-inconnu nommé Jean-Paul Belmondo) rompt déjà l’une des règles sacro-saintes du cinéma en se tournant directement vers la caméra pour s’adresser au spectateur. Sacrilège ! Ce n’est certes pas le premier regard-caméra de l’histoire (Jean-Luc Godard adorait celui de Monika de Bergman, « l’un des plans les plus tristes de l’histoire du cinéma ») mais là, le type insulte carrément les gens dans la salle ! « Si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la montagne, si vous n’aimez pas la ville… Allez vous faire foutre. » Un mélange d’uppercut stylistique, de romantisme anar et de frime publicitaire. Godard is born.
Le Louvre en 9 minutes et 43 secondes (Bande à part, 1964)
« C’est mon plus mauvais film », disait Godard de Bande à part. Mais c’était surtout pour embêter Tarantino, qui a emprunté à cette chouette petite série noire le nom de sa boîte de prod’ (A Band Apart). Dans ce film de 1964 (le septième Godard en quatre ans !), Anna Karina, Claude Brasseur et Sami Frey traversent le Louvre en 9 minutes et 43 secondes, battant ainsi de deux secondes le record détenu par « Jimmy Johnson de San Francisco » (dixit G... [Courte citation de 8% de l'article original]
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