Le rendement et l'absorption des vibrations sur les pavés sont des dimensions primordiales sur Paris-Roubaix. « Quand on va passer du bitume aux pavés, les forces de frottement par roulement vont être multipliées par vingt, détaille Manuel Sellier, patron d'Aeroscale, une start-up qui a développé un système de mesure des coefficients de friction aérodynamique et de résistance au roulement. Un cycliste qui va dépenser une quarantaine de watts à 45 km/h va en dépenser tout à coup 200. C'est massif. » Comme tous les secteurs de la recherche, le pneu a connu ces dernières années une révolution, double même, avec l'avènement des pneus « tubeless », sans chambre à air, et avec des sections de plus en plus larges.
« Pour mon premier Paris-Roubaix (en 2011), j'ai débuté avec des boyaux de 25 mm et des jantes les plus basses possible...
[Courte citation de 8% de l'article original]