On y est. On en raffole, excités comme des enfants pour la chasse aux oeufs à l'approche de Pâques. Avec un week-end d'avance, on se délecte déjà du menu proposé dès le baisser de drapeaux à Compiègne. Vent trois quarts dos, pavés humides ? N'en dites pas plus, laissons-nous happer par l'odyssée du dimanche le plus télévisuel de l'année. On se délecte de cette expérience chimérique, voir ces corps se désarticuler sur les pavés, sur la seule course qui laisse des traces physiques ostensibles à tous ses acteurs. On ne mesure pas seulement sa difficulté au nombre d'ampoules qu'on décompte sur les mains des coureurs dans le vélodrome mais à la fierté de ceux qui la finissent. Nulle autre épreuve ne suscite cette intime satisfaction tant elle ...
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