Pourquoi les athlètes de retour de suspension peuvent-ils revenir en équipe de France ?

LEquipe - 12/04
Clémence Calvin et Jimy Soudril, deux athlètes de retour de suspension, ont réintégré l'équipe de France ces dernières semaines. Des choix qui ont posé questions dans le milieu de l'athlétisme mais qui respectent le droit du sport, la double peine n'existant pas.

Ça fait partie des points d'intérêts de ce week-end de Championnats d'Europe de running du côté de Bruxelles. Suspendue quatre ans en 2019 pour « soustraction à un contrôle antidopage »,Clémence Calvin est de retour en équipe de France. Une sélection qui a fait du bruit dans le milieu de l'athlétisme, de nombreuses personnes s'insurgeant du retour d'une athlète déjà suspendue. Pourtant, comme pour Jimy Soudril - médaillé de bronze de l'Euro en salle cet hiver après avoir purgé 2 ans de suspension pour un contrôle positif - la marathonienne a rempli les critères de sélection de la Fédération française d'athlétisme (FFA), lui permettant de porter les couleurs bleu-blanc-rouge.

L'ÉQUIPE

Surtout, l'instance nationale n'a pas, tout comme les autres fédérations, le pouvoir d'interdire une sélection à un athlète sous la simple raison qu'il ou elle revient d'une suspension. « Dire que les personnes qui ont été sanctionnées pour dopage ne pourront plus être membres de l'équipe de France c'est illégal, insiste Mathieu Maisonneuve, spécialiste du droit du sport. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a déjà jugé cela, notamment concernant la règle Osaka (2011) quand le CIO voulait interdire les Jeux de Londres (2012) aux athlètes suspendus au cours de l'olympiade concernée.

Le TAS avait estimé que cette règle allait être contraire aux principes « non bis in idem », c'est-à-dire de sanctionner deux fois une personne pour les mêmes faits. Être suspendu 2 ans et ensuite...
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