Le vent souffle légèrement dans les frondaisons maigres du secteur de Quiévy à Saint-Python (3 700 mètres) en ce jeudi matin. Il remue la poussière ocre, que le passage des coureurs de Decathlon-AG2R La Mondiale en reconnaissance soulève comme un feu de joie en plein midi. « Cela fait plus d'un mois qu'il n'est pas tombé une goutte ici », glisse Emmanuel Lubert, 59 ans, patron du Café de l'amitié, situé à 400 mètres du secteur.
Avec ce temps sec, les pavés sonnent creux, grincent sous les pneus. La poussière, sèche et fine, colle aux joues et pique les yeux. La traditionnelle « reco » de Paris-Roubaix sert aux nouveaux à se familiariser avec l'enfer qui les attend dimanche. Pour les autres, c'est davantage une révision et aussi une manière de respecter les traditions. « C'est la course où la reconnaissance est indispensable pour tr...
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