Nèle, 26 ans : “Atteinte du trouble dysphorique prémenstruel, j’ai des idées noires tous les mois”

Nina Parage - Medisite - 03/04
Comme de nombreuses femmes, Nèle a longtemps cru que les douleurs, tant physiques que morales, liées à son cycle menstruel étaient “normales”....
Sommaire
  • 1 - Les symptômes du TDPM : des douleurs physiques et mentales
  • 2 - Quand les règles arrivent enfin : la délivrance
  • 3 - Quelles différences entre le SPM et le TDPM ?
  • 4 - Une journée type dans la peau d’une personne atteinte de TDPM
  • 5 - Des pensées qui nous donnent honte
  • 6 - Comprendre qu’on a un trouble : le déclic
  • 7 - Diagnostiquer le TDPM : des années d’errance médicale
  • 8 - L’entraide entre patientes du TDPM
  • 9 - Ne pas se soigner, mais se soulager
  • 10 - Les aménagements du quotidien pour aller mieux

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On estime que 20 à 50 % des femmes en âge de procréer souffrent du syndrome prémenstruel (ou SPM), un ensemble de symptômes et désagréments survenant durant les jours précédents les menstruations. Par ailleurs, 5 % des femmes en âge de procréer souffrent d’une forme sévère de SPM : le trouble dysphorique prémenstruel. Je fais partie de ces 5 %, et cette pathologie impacte lourdement mon quotidien.

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Les symptômes du TDPM : des douleurs physiques et mentales

Le trouble dysphorique prémenstruel (ou TDPM) se manifeste uniquement pendant la phase lutéale et se superpose un peu au début des règles (une période de 5 à 10 jours avant les règles, et les 2 premiers jours de celles-ci). Au quotidien, pendant cette période, je ne suis pas "moi-même". Les hormones dérèglent entièrement mon corps et je passe par des pics très différents de douleurs physiques, et, plus principalement, beaucoup de souffrance mentale. Les symptômes varient à chaque cycle, certains sont beaucoup plus simples à vivre, et d'autres me semblent insurmontables.

Mes symptômes sont les suivants : fatigue extrême, perte d'intérêt, besoin de s'isoler, insomnie et/ou hypersomnie, hyperphagie et/ou perte totale d'appétit, crises de colère, crises d'angoisse, hypersensibilité générale, dévalorisation, pensées suicidaires, douleurs à la poitrine avec gonflements, état dépressif, douleurs aux articulations, anxiété générale, migraines, création de conflit avec les autres, comportements auto-destructeurs, nausées et vomissements, malaises, douleurs généralisées utérus/estomac.

Dans mon cas, j’ai parfois aussi de longues périodes dissociatives ( mécanisme de défense du psychisme qui permet de se déconnecter temporairement de la réalité , NDLR) dues au trouble, mais ce n’est pas un symptôme du trouble lui-même, plutôt une réaction à ça.

Quand les règles arriven...
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