Ces derniers mois, le petit village arménien de Margara a dessiné un flux constant de diplomates occidentaux et de journalistes étrangers. Ce ne sont pas les nids de cigogne construits sur les maisons ou les vignobles dans le fond du mont Ararat qui les amènent ici, mais le passage frontalier entre l'Arménie et la Turquie, qui a été construit à l'époque soviétique mais jamais utilisé.
L'Arménie a récemment rénové le bureau des douanes et les spécialistes ont testé le pont reliant les deux voisins. Erevan et Bakou manquent encore de relations diplomatiques, ce qui signifie que toute communication a lieu dans les nations tierces.
Cette vague d'activité a alimenté l'espoir que la frontière arménienne-turc ouvrira bientôt, transformant Margara en un carrefour clé pour le Caucase du Sud. Mais les responsables turcs ont clairement indiqué que la réouverture de la frontière dépend de l'Arménie parvenant à un accord avec l'allié stratégique de la Turquie, l'Azerbaïdjan, avec lequel l'Arménie a été enfermée en conflit depuis plus de trois décennies.
À la mi-mars, l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont annoncé qu'ils avaient finalisé un traité de paix, ce qui soulève des espoirs de fin à leur différend. Cependant, les conditions ultérieures annoncées par l'Azerbaïdjan ont mi...
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