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"J’ai été traumatisé par ma chute à 230km/h" : Billy, le skieur le plus rapide du monde
Eurosport -
31/03
Jeudi 27 mars, Simon Billy a été sacré chez lui à Vars champion du monde de ski de vitesse pour la 4e fois de sa carrière. Il s'est confié à Eurosport.
Eurosport : Qu’est-ce que ça fait d’être l’homme (sans moteur) le plus rapide du monde ?
Simon Billy : C’est méga cool ! Tu es quelque part où personne n’est jamais allé. Je l’ai toujours voulu mais je veux ouvrir les portes qu’il y a encore devant moi. On peut aller encore plus loin.
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Ski de vitesse
À 255 km/h "le temps s'arrête" selon Billy, skieur le plus rapide du monde
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07/01/2024 à 17:30
On se sent sur une autre planète à de telles vitesses ?
S.B. : L’accélération est incroyable. C’est le corps qui se déplace dans le temps et l’espace, ce n’est pas comme être collé au siège de la voiture. Il faut être prêt physiquement. On skie une quinzaine de secondes, mais ça passe plus lentement que vite, tu ralentis le temps. Des fois, pendant la descente alors que mon champ de vision se réduit, j’ai des flashbacks de ma vie. Je suis obligé de secouer la tête pour me reconnecter. Il n’y a rien qui s’en rapproche, il faut voir d’ancien skieurs de vitesse quand ils arrêtent leur carrière, il y a un gros manque qu’il faut combler.
Pour vous, la retraite est encore loin…
S.B. : Dans ce sport, on me demande souvent où sont mes limites. J’ai eu mon record du monde, mais je suis motivé pour aller chercher plus loin. On a tellement de plaisir quand on descend avec cette sensation de vitesse, le danger et le risque qui fait partie de la performance. Je profite à fond parce qu’après ma vie sera au ralenti. Dans la vie, le temps ça file entre nos doigts et là tu peux arrêter le temps, être dans ta bulle.
N’y a-t-il pas un caractère redondant dans le ski de vitesse ?
S.B. : Il n’y a qu’à voir les anciens descendeurs qui nous rejoignent, ils ne gagnent pas chez nous. On a la vision d’un sport pas technique comme on ne fait pas de virages alors que ça se joue à des détails. Avant un run, on a des dizaines de choses à penser. Si tu mets les mains trois centimètres trop bas, c’est raté parce qu’on est chronométré aux millièmes.
Peut-on faire le parallèle avec un autre sport ?
S.B. : Comme en Formule 1, ce sont des micro-réglages. Je fais régulièrement des tests sur mon physique qui reste mon moteur, en testant plusieurs poids de corps. Et évidemment sur le matériel, qui constitue 50% de la performance. On est toujours connecté au ski de vitesse parce que quand l’hiver se termine, on développe le matos, on va en soufflerie. L’aérodynamisme c’est un vrai métier, certains vont aller bosser avec des constructeurs autom... [Courte citation de 8% de l'article original]
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