Exoplanètes : les champs magnétiques contrôleraient aussi leur formation

Laurent Sacco - Futura Sciences - 28/02
La gravitation n'est pas la seule force motrice de la cosmogénèse planétaire, les forces électriques et magnétiques y contribuent aussi. Des simulations numériques prenant mieux en compte les...

La gravitation n'est pas la seule force motrice de la cosmogénèse planétaire, les forces électriques et magnétiques y contribuent aussi. Des simulations numériques prenant mieux en compte les effets de ces forces tendent à expliquer pourquoi les superterres et les exoneptunes sont plus nombreuses que les géantes gazeuses parmi les exoplanètes. 

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Il y a plus de deux siècles, lorsque Kant puis Laplace proposent le modèle de l'effondrement d'une nébuleuse protoplanétaire pour donner le Soleil et un disque où vont se former les planètes du Système solaire, seule la force de la gravitation est envisagée. Mais il y a plus de 50 ans, pour Viktor Safronov et  George Wetherill, leurs héritiers modernes qui vont pousser beaucoup plus loin leurs idées, des forces électromagnétiques devaient également être en jeu. Ces forces relevaient d'une électrodynamique cosmique pour reprendre les termes du prix Nobel de physique Hannes Alfvén.

Le disque protoplanétaire chaud composé de poussières et de gaz devait aussi contenir des particules chargées formant un plasma de sorte que des courants et des champs magnétiques cogénérés par l'équivalent des dynamos auto-excités, que l'on retrouve aussi bien dans le cas du Soleil que de la Terre, devaient exister dans ce disque. Le jeune Soleil ne devait pas être en reste non plus en expulsant déjà du vent solaire par son propre champ magnétique baignant ce même disque.

Il devait donc exister des phénomènes de magnétohydrodynamiques, en plus de ceux purement hydrodynamiques avec l'apparition d'ondes et de turbulences, qui ne devaient rien avoir à envier à ceux que l'on peut observer dans l'atmosphère et l'hydrosphère terrestres.

Il s'agit de phénomènes non linéaires et, comme le présentait le grand physicien Fermi après la Seconde Guerre mondiale en voyant l'essor des calculateurs électroniques, la complexité de ces phénomènes ne pouvait être compris qu'avec la montée en puissance des ordinateurs et de l'art du développement des algorithmes.

On sait aujourd'hui mieux prendre en compte les effets des champs magnétiques dans les disques protoplanétaires entourant les proto-étoiles comme l'explique cette vidéo. Dans ces disques, la gravité produit des instabilités et des ondes qui vont concentrer la matière dans des spirales. Chargée, cette matière va produire des courants générant des champs magnétiqu...
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